Paléopathologie – Pathographie

Définitions :

– La paléopathologie (selon P.-L. THILLAUD sur fnclcc.fr) :

Ce mot, créé en 1892 par le naturaliste R.W. Shufeldt pour un article de vulgarisation, désigne la « science des maladies dont un peut démontrer l’existence sur les restes humains et animaux des temps anciens » (M.A. Ruffer). En 1774, J.F. Esper avait décrit à Nuremberg sur les os d’un ours des cavernes une tumeur maligne de fémur qui se révélera être seulement le cal d’une fracture consolidée. Cette science connaît son essor après 1920, notamment grâce aux rayons X, en particulier de momies chez lesquelles on devait trouver des petits parasites calcifiés (bilharzies) et d’authentiques tumeurs.
Quatre branches participent à des degrés divers de cette discipline médico-historique qui associe la pathologie à l’histoire et l’anthropologie physique à l’archéologie. La paléopathologie organique s’intéresse aux tissus momifiés naturellement ou artificiellement ; l’ostéo-archéologie exploite les innombrables squelettes complets ou fragmentaires exhumés à l’occasion de fouilles ; la paléogénétique procède de l’analyse moléculaire de ces véritables archives biologiques que sont les restes anciens du monde vivant ; l’iconodiagnostic enfin se fonde sur l’interprétation des figurations morbides.

– La pathographie (selon Wikipedia) :

La pathographie est une branche de la paléopathologie qui s’intéresse, comme elle, à l’étude médicale de restes humains anciens mais dans les rares cas de sujets où l’on dispose de quelques connaissances biographiques ou d’un portrait. Elle concerne souvent des personnalités célèbres et permet de démêler le vrai du faux dans les chroniques, les anecdotes et les légendes historiques.