Maurice ALBERT

<< Professeur et littérateur français, né à Angoulême en 1854, fils de Paul Albert. Il meurt en 1907.

Ancien élève de l’Ecole normale et ancien membre de l’Ecole française de Rome, agrégé en 1877 et docteur en 1882, il a professé la littérature française, d’abord à l’Ecole de Saint-Cyr (1882-1897), au lycée Condorcet, à l’Association pour l’Enseignement des jeunes filles, à la Sorbonne, à l’Ecole polytechnique.

A cet enseignement, qui lui a valu un renom d’esprit délicat et de causeur disert, se rattachent les deux volumes de la Littérature française au XIXe siècle, publiés sous le nom de Paul Albert, et où il a recueilli et rédigé les notes que son père avait laissées de son cours au Collège de France.

Outre de nombreux articles de journaux et de revues, Maurice Albert a publié plusieurs ouvrages de critique et d’histoire, dont deux ont été couronnés par l’Académie française : la Littérature française sous la Révolution, l’Empire et la Restauration, et les Théâtres de la Foire. Un volume d’érudition rare et curieuse, les Médecins grecs à Rome, a reçu la même distinction de l’Académie de médecine. Citons encore une thèse latine, De villis Tiburtinis principe Augusto, des mémoires sur le Culte de Castor et Pollux en Italie et sur les Boucliers décoratifs du musée de Naples, des études sur l’Art poétique d’Horace, et sur Anacréon, les poètes lyriques de la Grèce et les imitateurs de la Renaissance, la biographie d’un Homme de lettres sous l’Empire et la Restauration : Edmond Géraud, les Théâtres des Boulevards, faisant suite aux Théâtres de la Foire, un travail sur Molière et une Histoire de l’esprit féminin : la Femme française dans notre littérature. >>

Source : www.cosmovisions.com

Publications :

– « Un médecin grec à Rome sous la République : Asclépiadès », in la Revue Scientifique, 25 mars 1893 (texte intégral ici)

Les médecins grecs à Rome, Hachette, Paris, 1894 (fiche en cours de création).