La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les spécialités médicales

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Introduction - Spécialités authentiques et charlatanisme - Les oculistes - Les chirurgiens - Infirmiers et masseurs - La femme-médecin

La littérature latine montre très tôt la sage-femme (obstetrix) à l'œuvre, mais la femme-médecin au sens strict n'apparait pas avant les textes du Haut-Empire. Il faut toutefois observer que les termes de medica et d'iatromaea peuvent aussi désigner une accoucheuse : mais, au Haut-Empire, cette dernière a reçu une formation médicale de base . Soranos nous apprend qu'elles doivent connaitre la diététique, la pharmacie et la chirurgie. Il leur impose la même déontologie qu'aux médecins, le respect du secret total sur les affaires de la famille. Il admet qu'elles pratiquent des opérations, inversion du fœtus ou embryotomie, mais cet aspect ne se retrouve pas chez les auteurs latins.
Pourtant, le droit latin, dans le Code Justinien, considère comme un fait acquis depuis longtemps qu'il existe des " médecins des deux sexes " . Sur leur formation, nous savons seulement qu'une certaine Restituta a fait une dédicace au médecin impérial Claudius Alcimus, son professeur, ce qui laisse penser qu'elles suivent des cours comme leurs confrères masculins.
Plusieurs exemples sont trouvés dans l'épigraphie funéraire, mais ceux-ci concernent essentiellement la Gaule et le monde grec : la medica lyonnaise Metilia Donata fait don à ses frais d'un monument, signe d'un niveau social élevé . Il est douteux qu'une simple medica ait pu acquérir une telle fortune, ce pourrait être une enseignante, faisant partager l'éducation médicale qu'elle aurait pu suivre . Une allusion d'Ausone à sa tante maternelle laisse penser qu'il y avait un certain écart entre les deux sexes dans l'estime générale : Aemilia Hilaria est " experte comme un homme dans l'art médical " . Bien que datant du IVe s., l'anecdote est intéressante à signaler.
La poésie satirique leur fait une petite place : ainsi, Martial nous livre l'épisode de l'hystérie de Léda, visitée à la fois par des medici et des medicae : il s'avère que seul un mâle peut la guérir de ce dont elle souffrait, un besoin de " se faire besogner ", attention que son mari trop âgé ne pouvait plus lui apporter . Chez Juvénal, Lydé, " armée de sa boîte de médicaments ", traite la stérilité, sans beaucoup de succès apparent .
Pline a cité un certain nombre de femmes médecins, non seulement des praticiennes, mais aussi des auteurs de traités : Lais et Elephantis ont travaillé sur des substances abortives, Salpé s'est concentré sur les fièvres, tout comme Sotira . Ailleurs, il cite les traitements charlatanesques d'Olympias de Thèbes contre la stérilité , qui sont un exemple que ces dérives ne sont pas le monopole des confrères masculins.
Enfin, si les traités de gynécologie, rarement écrits en latin, sont l'œuvre d'hommes (Soranos, Galien, Théodore Priscien, Caelius Aurelianus), nous pouvons admettre que la pudeur féminine exige souvent que le traitement, ainsi que l'examen, soit effectué par une femme.

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