La Médecine dans l'Antiquité

Copyright © 2009-2012. Tous droits réservés.

- La médecine romaine

- La médecine grecque

- La médecine égyptienne

- Autres civilisations

- Paléopathologie

- Les divinitÚs sanitaires

- Instruments médicaux

- Biographies

- Bibliographies

- Liens

- A visiter

- La SFHM

- Agenda

- Représentations

- Livre d'or

- Boutique

- Forum

 

1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les spécialités médicales

_______________________________________________________

Introduction - Spécialités authentiques et charlatanisme - Les oculistes - Les chirurgiens - Infirmiers et masseurs - La femme-médecin

Les renseignements concernant les oculistes (ocularii, medici ocularii) sont bien plus nombreux, la bibliographie s'accroissant sans cesse avec la découverte de nouveaux cachets. Leur importance peut se mesurer par le développement de leur spécialité dans les traités médicaux : le Des médicaments de Marcellus leur accorde 59 pages et 219 paragraphes, contre 23 pages et 133 paragraphes pour les oreilles et 65 pages et 7 paragraphes pour les dents . Une inscription funéraire de 47 av. JC sur la Via Latina mentionne un medicus ocularius se nommant Nicanor. Quelques années plus tôt, un autre médecin oculiste, Hérophile, se fait passer pour le petit-fils de Marius . Avant 50 av. JC, les textes ne mentionnent aucun oculiste. Les découvertes archéologiques sont bien plus nombreuses et instructives. Des trousses entières garnies d'instruments ont été retrouvées : bistouris, spatules, érines, pinces et compas . Une multitude de cachets ont aussi été mis à jour : ils portent la marque du médecin et servent à estampiller les collyres, sous forme d'une petite pierre plate, avec sur chacune de ses faces une inscription mentionnant le nom du médecin, celui du collyre, sa composition et sa destination : à Naix, dans la Meuse, six cachets portent le nom de Q. Iunius Taurus .
La majorité des cachets provient des provinces occidentales de l'Empire. Au début des années 1980, nous en comptions 263 : 176 en Gaule, 32 en Germanie, 24 en Bretagne, 11 en Italie, 7 en Rhétie, 6 en Norique, 4 en Espagne, 2 en Dacie, 1 en Afrique. Les plus nombreux viennent donc des trois provinces nordiques, et les provinces orientales sont absentes, alors que les affections oculaires y sont pourtant fréquentes. Pour le cas de la Gaule, les trouvailles se situent en grande majorité au Nord de la Loire et très souvent en dehors de villes importantes . L'absence de cachets ne prouve pas qu'il y ait une absence d'usage des collyres et, inversement, ce n'est pas parce que nous avons retrouvé une grande quantité de cachets en Gaule qu'il faut en conclure que les oculistes y ont occupé une place plus importante que dans le reste de l'Empire. Il faut toutefois souligner que le Nord est fortement militarisé et que l'ophtalmologie semble avoie été une préoccupation des médecins militaires : Marcellus mentionne deux collyres qui portent le nom de " militaires " (stratioticon) .
Tous les traités de médecine font une large place à ces maladies. Celse leur consacre deux chapitres , l'un sur les traitements et l'autre sur la chirurgie, et Marcellus un long développement sur les remèdes . Nous n'avons aucune trace d'un enseignement, qu'il soit théorique ou pratique, pour des interventions de chirurgie ophtalmique pourtant délicates. Il est possible qu'il ait été compris dans l'enseignement général de la médecine et de la chirurgie. Il semblerait qu'une grande partie de la science ophtalmique vienne de la Grèce : Celse désigne Euelpidès, son contemporain, comme la source principale de ses connaissances, et les préparateurs dont il associe les noms à des collyres sont tous grecs.

Qui suis-je? - Contact - Plan du site - Mentions légales - Aide

 

Sur le Web Sur le site

 

Lien vers le forum :

 

Pour suivre l'actualité du site :