La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les spécialités médicales

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Introduction - Spécialités authentiques et charlatanisme - Les oculistes - Les chirurgiens - Infirmiers et masseurs - La femme-médecin

Nous avons peu de choses sur les fondements du choix de la spécialité, dont la motivation aurait pu être un intérêt financier ou pour quelque chose de nouveau. Ce qui est certain, c'est que le titre de medicus ne suffisant plus, certains affichent leur clientèle : c'est le cas à Assise de l'affranchi P. Decimius, qui porte le surnom d'Eros Merula et le titre multiple de medicus clinicus chirurgicus ocularius . Inversement, des praticiens qui ne connaissent au départ qu'une affection ou une thérapeutique prétendent pouvoir soigner toutes les maladies : Scribonius remarque que ces hommes " qui ne possèdent qu'une partie de la science de guérir " sont qualifiés de medici.
Les spécialités, très diverses, et parfois étonnantes, s'établissent d'abord d'après la maladie : ainsi, face à un lichen, sorte de dartre du menton, affection récente dont souffre un de ses amis, Néron fait venir à Rome un médecin égyptien . Ce peut être aussi en fonction du traitement : nous connaissons des diététiciens, mais aussi des hydrothérapeutes, qui suivent la mode lancée par Antonius Musa. Ces derniers pratiquent les bains et topiques froids comme traitement, c'est ainsi qu'Auguste a été guéri d'une grave maladie . D'autres, difficilement nommables, comme les " donneurs de vin ", disciples d'Asclépiade, qui en a découvert les vertus thérapeutiques : une inscription du Ier s. ap. JC, trouvée près de Vienne, mentionne ainsi un médecin " Asclépiadien " . Galien cite encore les pharmaceutiques, qui prescrivent des médicaments composés, et les botanistes, qui soignent par les plantes (les Romains les appelaient herbarii) : Pline mentionne un de ces herboristes, son fournisseur d'échantillons, et il donne à Dalion, spécialiste de gynécologie, tantôt le titre de medicus, tantôt celui d'herbarius . Ces spécialistes disposent de guides ou de dictionnaires.
La spécialité peut s'établir aussi d'après une doctrine : les iatromathématiciens pratiquent une médecine qui se combine avec l'astronomie : Crinas de Marseille règle la nature et l'horaire de l'alimentation en fonction des mouvements des astres, relevés par des tables astronomiques . Il s'est vraisemblablement inspiré d'une théorie d'origine égyptienne. Les musiciens (medici musici) observent les rythmes musicaux distingués dans les battements du pouls . Ils déduisent de ces rythmes, qui varient avec l'âge par exemple, un emploi thérapeutique de la musique pour certaines maladies .
Des spécialistes se consacrent, enfin, aux affections de certains parties du corps : les oreilles, les dents (Fig.8), les yeux… Les exemples de médecins auriculaires sont rares : un affranchi d'Antonin le Pieux est qualifié de medicus auricularius . Le dentiste n'a pas de nom particulier et était compté parmi les medici : un glossaire mentionne la pince dont il se sert pour extraire une dent , action qui ne semble pas exiger une technique très raffinée et doit donc entrer dans le cadre de la médecine générale.

 

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