La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

LOMBARD Jean, Platon et la médecine : le corps affaibli et l'âme attristée

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Editeur : L'Harmattan

Date : 1999

Nombre de pages : 149.

 

Compte-rendu de Jean-Paul Resweber (in Le Portique, vol.5, 2000) :

<< Le livre de Jean Lombard se lit avec aisance et intérêt. L’auteur y étudie, avec précision, les diverses références de Platon à la médecine, en vue de dégager une problématique d’ensemble originale. Tantôt dévalué au plan des pratiques empiriques et relégué au rang des métiers nobles, l’art du médecin est, comme toute technique (au sens grec du terme : tecknê) une activité démiurgique qui se réclame d’un modèle supérieur : celui de l’idéal d’une beauté qui se définit, d’une façon complexe, comme l’accord des éléments avec la totalité du corps. Car la santé est affaire de « convenance mutuelle et de convenance avec l’ensemble ». De surcroît, le médecin utilise une méthode rationnelle qui, d’autre part, vise à reconstruire l’invisible à partir du visible et, d’autre part, à établir des analogies successives entre la réalité perçue et le fonctionnement supposé de l’organisme. Et pourtant, l’art médical reste, selon Platon, une science et une technique (épistemê et tecknê sont synonymes) subalternes, puisque, à la différence de la morale et de la politique, il ne s’emploie pas à déterminer des fins. Or, c’est précisément, parce qu’elle n’a pas de position dominante, que la médecine peut exercer, sur la plupart des métiers, une fonction déterminante. J. Lombard dégage avec bonheur les deux grandes thèses qui sous-tendent son analyse. L’art médical s’emploie à prodiguer des soins et, à ce titre-là, il soigne aussi bien le corps que l’âme en reproduisant, dans l’un et l’autre, l’harmonie de l’ensemble. Mais surtout, il sert de modèle à l’art politique qui est, d’une certaine façon, une thérapeutique. Pour permettre à la cité de durer, le législateur doit en prendre soin, « maintenir en bonne santé, et en tout cas en vie, un organisme qui s’affaiblit inéluctablement avec le temps » (p. 140). À juste titre, poursuit l’auteur, la médecine qui « s’interroge sur la cohérence et sur l’ordre comme critère de la connaissance vraie » constitue, chez Platon, le paradigme d’une première épistémologie. On attend avec intérêt la parution du travail que prépare l’auteur sur la pensée de la médecine chez Aristote. >>

Article original : ici.

 

 

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