La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les écoles médicales

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Introduction - La secte dogmatique - La secte empirique - La doctrine d'Asclépiade de Pruse - La secte méthodique - La secte pneumatique - Une secte sans nom : l'enseignement de Quintus, Marinus et Numisianus ?

 

Chronologiquement, la première secte reconnue comme telle est l'empirique, mais elle constitue une réponse à ce qu'était devenue la vieille médecine rationaliste, vivifiée par les découvertes de la médecine anatomiste : l'essentiel se passe alors à Alexandrie. Cette médecine a été appelée dogmatique, logique, analogistique ou rationaliste par les empiriques. C'est la plus ancienne, puisqu'elle repose sur les principes qui sont à la base même de la naissance de l'art médical. Face à l'apparition du mouvement sceptique qu'est l'école empirique, le dogmatisme est contraint de se définir plus fermement et de se transformer : sont alors considérés comme dogmatiques tous les médecins qui accordent un rôle à la spéculation dans la découverte médicale. De leur point de vue, il n'y a pas véritablement de secte dogmatique, mais plutôt un état d'esprit que partagent plusieurs groupes, qui ne sont pas nommés par référence à une méthode, mais par référence à un père fondateur du dogmatisme. Ainsi, des médecins se réclament d'Hippocrate, d'Erasistrate, d'Hérophile, ou même d'Asclépiade, de Dioclès de Caryste ou encore de Praxagore.
Un certain Tiberius Claudius Ménécratès, qui porte le titre de médecin des empereurs et qui vit au 1er s. ap. JC, pense avoir trouvé un système dogmatique particulier (en 156 livres), dont il se vante dans son épitaphe de la via Ostiensis .
Dans ces conditions, il est certain qu'aucun de ces médecins ne peut écrire pour la défense du dogmatisme, comme le font les empiriques pour la défense des principes de leur secte.
Toutefois, ils estiment que l'art médical, en conciliant les découvertes récentes et la tradition clinique hippocratique, doit, par l'application systématique de certains principes, découvrir les choses les plus cachées et peut atteindre la perfection. Ils sont d'accord sur les principes suivants :
- Il existe des causes obscures des maladies qui échappent aux sens, mais que le médecin peut connaitre, construisant une véritable étiologie des maladies.
- Ces causes cachées s'opposent aux causes évidentes appréhendées cette fois par les sens, celles qui précèdent ou déclenchent la maladie, à savoir le chaud et le froid, la faim et la satiété, … Il est indispensable de les prendre, elles aussi, en considération.
- Le raisonnement appuyé sur les expériences et sur la dissection des cadavres peut venir à bout des problèmes les plus ardus de l'anatomophysiologie, de la nosologie et de la thérapeutique.
- Le traitement est essentiellement découvert par conjecture, à l'issue de la découverte de la cause cachée, qui est de nature indicatrice. L'expérience n'est pourtant pas exclue.
De ce tableau se détachent les deux plus importantes sectes logiques, celle des hérophiléens et celle des érasistratéens.
Les principaux hérophiléens sont : Andréas, un des premiers élèves d'Hérophile et médecin de Ptolémée IV Philopator ; Callianax, resté célèbre pour sa grossièreté envers les malades ; Callimaque, que Polybe considère comme l'un des fondateurs de la secte au même titre qu'Hérophile ; Bacchios de Tanagra ; Démétrius d'Apamée " ; Mantias, surtout célèbre pour sa compétence pharmacologique ; Zeuxis, fondateur d'une école hérophiléenne près de Laodicée de Phrygie ; Apollonios Mys ; Aristoxène ; Gaius, qui est surement Romain ; Démosthène Philalèthe, chef de la secte à Laodicée au 1er s. ap. JC, le dernier hérophiléen que nous connaissons .
Le chef des rationalistes rivaux est Erasistrate de Céos, installé à Alexandrie. Parmi les érasistratéens figurent ses disciples directs, comme Straton. A l'époque de Galien, ce groupe est très présent à Rome. Après, nous n'en connaissons plus. Il est possible que leur volte-face sur le problème de la saignée ait contribué à les déconsidérer.

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