La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les catégories de médecins

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Introduction - Le médecin de la cour - Le médecin personnel - Le médecin des gladiateurs - Le médecin des armées - Le médecin du domaine et des collectivités

 

Dans le domaine, la familia forme un groupe social qui réunit d'un côté le maître, sa femme et ses enfants, et de l'autre ses serviteurs. Ses rapports avec le médecin sont particuliers. Jusqu'à Caton, le régisseur du domaine soigne tout ce qui peut l'être sans recours au médecin, qu'il s'agisse des hommes ou du bétail. Plutarque nous apprend que Caton soigne lui-même ses gens et aurait composé un ouvrage de médecine . Varron aussi distingue la médecine du maître et le recours au médecin, selon l'affection constatée . Après Caton, cependant, les propriétaires des grands domaines ont leurs médecins, même si certains, au voisinage d'un bourg, préfèrent faire appel à un médecin du voisinage plutôt que d'avoir le leur sur place . Les textes de Varron sont si ambigus que nous pouvons nous demander si, dans certaines exploitations, le médecin n'a pas aussi la charge des bêtes, en plus des hommes. Auprès des esclaves, le médecin joue le même rôle de vétérinaire qu'auprès du bétail. Dans la capitale, les esclaves sont peut-être mieux soignés, surtout ceux qui vivent auprès du maître, celui-ci prenant soin de leur santé une fois que se sont noués des liens d'amitié : c'est l'exemple de Cicéron avec Tiron, son secrétaire, mais esclave avant tout. Dans l'ensemble, la compassion envers ses serviteurs est presque inconnue et les esclaves gravement malades sont abandonnés à la bienveillance d'Asclépios dans le temple que les Romains lui ont érigé sur l'île Tibérine en 293 av. JC. Imitant le sanctuaire d'Epidaure, il a une fonction d'hôpital et les malades y attendent la guérison . Comme les maîtres y trouvent un moyen pour se débarrasser ainsi de leurs esclaves incurables, l'empereur Claude décrète en 47 ap. JC qu'en cas de guérison ils seraient désormais considérés comme libres . Il est donc possible de penser au caractère sacré des miraculés que le dieu a pris sous sa protection : nous n'avons aucun témoignage sur un miracle. Finalement, en général, seuls ceux qu'un traitement parait pouvoir rendre aptes au travail ont droit à des soins d'un médecin.
Certains praticiens se retrouvent, par leur fonction, attachés à des institutions ou à des communautés. C'est tout d'abord auprès des entrepreneurs de jeux et de spectacles, qui ont intérêt à maintenir leur main-d'œuvre en bon état, à guérir les malades et les blessés pour les remettre au plus vite dans le circuit. Ainsi, pendant l'hiver, les athlètes s'entrainent dans les gymnases sous la surveillance d'un médecin. Les factions du cirque ont aussi un service médical pour intervenir lors des fréquents accidents de char : l'épigraphie nous livre l'exemple d'Hyla, " médecin de la faction des Bleus " . Les factions du cirque ont aussi besoin d'une présence médicale pour la santé de leur personnel, qui dépassa parfois les trois cents employés, de même qu'elles ont besoin de vétérinaires pour les écuries. Le cas des écoles de gladiateurs est développé plus loin, il mérite à lui seul un paragraphe. Des médecins sont affectés à des services très divers :
- Au summum choragium, magasin des décors et accessoires attenant à l'amphithéâtre de Flavien (le Colisée) achevé en 80 par Titus
- Aux jardins publics : les employés des Jardins de Salluste disposaient d'un médecin
- Aux bibliothèques publiques, dont le nombre va croissant à Rome, passant de trois sous Auguste à vingt-huit au IVe siècle. Le seul médecin connu qui leur soit affecté est un affranchi impérial (Claude ou Néron), T. Claudius Hymenaeus .
- Au port d'Ostie : la présence d'un médecin est naturelle pour les soins au personnel (marins, bateliers, dockers, police…)
Sans en avoir d'attestation systématique dans les textes ou les inscriptions, nous pouvons admettre que, d'une manière générale, les établissements impériaux (manufactures, arsenaux, ateliers monétaires, domaines…) comptent des médecins parmi leur personnel. Il est peu vraisemblable que ces médecins de collectivités, sauf peut-être dans les écoles de gladiateurs et au port d'Ostie, leur aient été affectés à temps complet. Un préposé aux bibliothèques ou aux jardins doit avoir des loisirs. Il semblerait que les communautés religieuses aient eu elles aussi des médecins, mais nous n'en avons aucune trace avant 370 ap. JC, pour un archiatre des Vestales .

 

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