La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

Les catégories de médecins

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Introduction - Le médecin de la cour - Le médecin personnel - Le médecin des gladiateurs - Le médecin des armées - Le médecin du domaine et des collectivités

 

Il semble que, jusqu'à l'époque Julio-claudienne, le service de santé des légions reste rudimentaire. Les batailles de la République font plus de blessés incurables que de morts au combat. Dans sa Guerre des Gaules, César nous indique plusieurs exemples de cette multitude de blessés . Les infirmeries militaires, ou ualetudinaria, sont rares en campagne. Polybe ne mentionne aucun hôpital de campagne dans sa description des camps romains, ce qui semble être significatif. La même lacune apparait chez Vitruve, qui est ingénieur militaire. Les blessés sont évacués tant bien que mal, ceux-ci étant souvent pansés par leurs camarades. La première mention connue d'un médecin militaire est de Cicéron, lorsqu'il explique la supériorité des vétérans de César en 48 av. JC, à la bataille de Pharsale . Sénèque évoque un vétéran de César trépané après Munda, en 45 : il est impossible que l'opération ait pu être pratiquée par un camarade de combat . Une fois guéris, les soldats malades ou blessés restent bien supérieurs aux recrues, il faut donc pour les généraux se préoccuper de les récupérer au plus tôt, ce qui laisse à penser qu'il existe donc déjà à cette époque un modeste service de santé. Le règne de Claude semble marquer un tournant dans la médecine légionnaire. Le médecin militaire est un combattant comme les autres, il peut tuer l'ennemi au combat, mais il ne peut pas l'empoisonner. Plus clairement, dans le combat, il n'est qu'un citoyen qui défend sa cité par tous les moyens, mais, en dehors, il est avant tout un médecin . L'épigraphie militaire nous livre plusieurs exemples de médecins, sous différents titres : medicus miles, medicus ordinarius legionis, medicus clinicus cohortis ou encore medicus castrensis. Par les inscriptions, nous retrouvons ainsi la trace d'un M. Sabinianus, d'un T. Aurelius, d'un Ulpius Lucilianus ou encore d'un Papirius Aelianus . Le corpus des inscriptions grecques mentionne aussi un médecin grec attaché à la Legio II Trajana, à Thèbes, sous Antonin, ainsi qu'un médecin de temple servant dans la Legio XXII Deiotariana.
La formation du médecin militaire nous échappe, mais la spécificité des blessures a peut-être exigé un enseignement particulier qui a pu être donné dans les camps. Celse est le seul à présenter des indications suivies sur le traitement des blessures de guerre . Le médecin entre assez jeune en service : Flavius Euprépès , de la flotte de Misène, débute à 20 ans, et Anicius, médecin d'une cohorte des Tongres à 25 ans . Leur statut personnel est mal connu, mais Anicius est ingenuus, né de parents libres. Sous la République, beaucoup n'ont pas la citoyenneté romaine mais l'acquièrent à leur sortie de service, et, quand ils sont comptés parmi les soldats, leur position est inférieure. Sous Trajan, et peut-être sous les autres empereurs, ils peuvent accéder au grade de centurion. Il ne semble pas y avoir eu de limite d'âge obligatoire : Titus Avidius Apollinaris, médecin de la première cohorte Flavienne à l'armée d'Afrique (fin du Ier s. ap. JC), est encore en fonction quand il meurt à soixante ans . Pour les affections légères, les malades sont visités et traités directement dans leurs tentes. Les bons généraux, tels Trajan ou Hadrien, vont fréquemment visiter les malades et blessés légers dans les cantonnements, les faisant transporter à eux s'ils sont plus gravement atteints. Hadrien, en particulier, aime vivre au milieu de ses hommes, vêtu simplement, partager leurs repas … Le service sanitaire des légions étant loin de suffire, les chefs du Haut-Empire, comme Tibère et Germanicus en Germanie , mettent à la disposition des malades leurs médecins personnels. Malgré les défaillances relevées pour ce service, chaque légion impériale est équipée d'un hôpital, supervisé par un officier spécialisé, non-combattant. Les dépenses sont assumées par le " préfet du camp " . Ce n'est qu'au Bas-Empire qu'une répression est nécessaire, les médecins d'alors ayant tendance à se faire payer par les hommes. Au Haut-Empire, les médecins militaires sont de naissance libre, comme Scribonius Largus et Aelius Gallus, ou encore les éminents " spécialistes " de Martial. Dioscoride figure lui aussi parmi les médecins-combattants célèbres de l'Empire.
Tout ceci apparait bien structuré sous les Antonins : le médecin militaire n'est pas autonome, il est sous l'autorité du chef de corps. Ainsi, Végèce précise que seul le chef militaire peut interdire la consommation d'une eau " paludéenne " . Il consacre toutefois la notion de " santé militaire ", en y intégrant les données fondamentales de l'hygiène publique (insalubrité du lieu d'établissement du camp, climat) et la nécessité d'assurer aux malades un régime et une thérapeutique en conséquence. La marine aussi a son service médical. A Actium, Octave est ainsi accompagné de son médecin privé M. Artorius Asclépiadès. L'épigraphie nous livre quelques noms : Flavius Euprépès, cité plus haut, pour la flotte de Misène, et S. Arrius Romanus, qui intègre la flotte de Ravenne à 21 ans . Après son temps de service, le médecin militaire peut entreprendre une seconde carrière, comme médecin civil, que ce soit à titre privé ou public : ainsi, Ulpius Sporus, après avoir servi dans une unité de cavalerie auxiliaire, devient médecin salarié de la cité de Ferentium.

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