La Médecine dans l'Antiquité

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1ère mise en ligne le 12 Aout 2009.

Dernière mise à jour du site le 28 Juin 2013 à 18h58 .

 

 

La médecine à l'époque romaine : Quoi de neuf docteur ?

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Exposition au musée gallo-romain de Fourvière à Lyon, du 4 octobre 2011 au 22 avril 2012.

Présentation :

Sous le haut patronage d’Hippocrate, le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière part sur les traces des médecins et de leurs patients à l’époque romaine…
Le caractère paradoxal de la civilisation romaine, à la fois proche et très éloignée de la nôtre, ressort particulièrement lorsqu’on s’intéresse à la médecine. Évoquer Rome et son empire, c’est faire revivre un monde où l’espérance de vie est limitée, la mortalité infantile élevée, où une banale infection peut être mortelle, où enfin religion et magie viennent souvent au secours de la science.
Mais c’est aussi une civilisation qui connaît les traités de médecine hérités des Grecs, où les praticiens nombreux, surtout en milieu urbain, sont souvent spécialisés et disposent d’instruments perfectionnés. Ils savent réduire les fractures, soigner les plaies et même opérer la cataracte. Un monde comparable au nôtre par le souci de l’hygiène du corps, de la salubrité des villes ou de la qualité de l’eau.
Cette exposition de 600 m2 présente les pratiques des hommes et des femmes médecins de l’Antiquité, les maladies et les remèdes ainsi que le recours à la religion et la magie. Un rassemblement inédit de pièces de collections (près de 400), pour certaines exceptionnelles, provenant de prestigieuses collections européennes.
A commencer par l’aryballe Peytel, du Musée du Louvre, un vase grec du début du 5e siècle avant J.-C., sur lequel figure la plus ancienne représentation d’une consultation médicale et qui rappelle tout ce que Rome doit à la Grèce.

L’identité du médecin romain ressort à la fois des reliefs et épitaphes des tombes, avec notamment la stèle funéraire d’un oculiste (Musée de Bar-le-Duc) et celle d’une femme médecin
(Musée de Metz), mais aussi des instruments déposés dans leur sépulture. Quatre tombes de médecin, parmi les plus intéressantes découvertes en Gaule romaine, figurent dans l’exposition,
provenant du Musée Crozatier (Le Puy), du Musée Carnavalet (Paris), du Musée d’Archéologie Nationale (Saint-Germain-en-Laye) et du Musée Vendéen (Fontenay-le-Comte).
Les instruments sont présentés par spécialité médicale (médecine générale, chirurgie, ophtalmologie…) à partir des collections de Suisse, d’Allemagne, de Belgique et mais aussi de Lyon. Plusieurs instruments provenant des fouilles de Pompéi et appartenant à la prestigieuse collection du Musée National de Naples sont également visibles. Le visiteur pourra aussi découvrir les remarquables aiguilles à cataractes trouvées dans la Saône (Musée de Tournus), ainsi que d’autres instruments qui servaient à préparer les médicaments. La médecine par les plantes apparaît au travers des livres anciens, complétés par quelques plantes des herbiers de
l’Université Lyon 1.
Conçue à l’origine pour le Musée romain de Nyon en Suisse, sous la direction de Véronique Rey-Vodoz, conservatrice du musée et de Véronique Dasen, commissaire, professeure d’archéologie classique à l’université de Fribourg (Suisse), le musée gallo-romain de Lyon-
Fourvière a considérablement enrichi le projet par des emprunts exceptionnels.
Un ouvrage édité par le Département du Rhône accompagne l’exposition (en vente à la boutique du musée, 12 €). Également, un cycle de conférences inédit, des ateliers ou encore des lectures.
L’ensemble de notre programmation sur www.musees-gallo-romains.com.

Source : Communiqué de presse du musée pour l'exposition (voir ici).


Extraits du programme :

- 29 septembre : conférence de Véronique DASEN, "Quoi de neuf docteur ? Médecine et santé à l'époque romaine" :

<< Que se passait-il quand on tombait malade à l’époque romaine? A qui confiait-on le soin de sa santé? Quel était le statut du médecin, à une époque où aucun diplôme officiel ne sanctionnait sa formation? De quels moyens disposait-il?
Une série de recherches et de découvertes archéologiques récentes permettent de porter un autre regard sur la pratique médicale dans l’Antiquité, sur ses échecs et ses succès.
Dans cette conférence nous aborderons quelques-uns de ces nouveaux aspects, sur les traces d'hommes et de femmes médecins, de leurs patients, heureux ou malheureux, et du recours aux dieux et à la magie. >>

- 9 octobre : carte blanche au professeur Raoul Perrot, "A partir de l'étude des restes osseux, qu'apprenons-nous sur la santé et la vie des Gallo-Romains ?"

- 16 octobre : conférence d'Aurélie ANDRE, "L'apport de l'imagerie médicale dans le traitement des vases ossuaires" :

<< L’utilisation de la technique d’imagerie médicale appelée « tomodensitométrie » ou plus couramment « scanner », est aujourd’hui au cœur de nombreux travaux novateurs renouvelant les études archéologiques.
C’est le cas du projet expérimental collaboratif développé par des membres du service archéologique de la Ville de Lyon et de l’université Bordeaux 1 : ce projet d’archéoanthropologie vise à tester l’apport des images scanner au traitement du contenu d’urnes funéraires.
La méthode consiste à comparer les observations issues d’une fouille manuelle classique à celles émanant d’une lecture virtuelle du contenu des vases, menée par analyse des images scanner réalisée via un logiciel créé spécifiquement. >>

- 20 octobre : conférence de Christiane KRAMAR, "Apports de la paléopathologie à la connaissance des gens du passé : l'état de santé et le mode de vie des populations gallo-romaines d'Avenches (Vaud, Suisse)" :

<< Définie en 1913 par Ruffer, « La paléopathologie est la science des maladies dont on peut démontrer l’existence sur les restes humains et animaux des temps anciens ». Elle nous permet de connaître les maladies qui ont affecté les gens du passé, mais aussi elle nous apporte de précieux renseignements sur leur style de vie (alimentation, traumatismes résultant d’actes de violence ou d’accidents de la vie courante …), leur statut social, leurs liens familiaux et leur environnement.
L’étude des lésions dentaires et osseuses d’une centaine de sujets adultes, inhumés à Avenches et à Payerne, enrichit notre connaissance des Gallo-Romains « vaudois », mais suscite aussi quelques questionnements. >>

- 30 octobre : intervention de PAX AUGUSTA (association de reconstitution historique) sur la médecine militaire : << Installée sur le site archéologique, l’association de reconstitution historique Pax Augusta évoque la médecine militaire. Principalement exposée aux traumatismes violents et aux épidémies, l’armée romaine comprit très tôt qu’il était nécessaire d’avoir un service de santé. Dans le camp militaire, une tente est aménagée en espace de soin, le valetudinarium. >>

- 16 novembre : Parcours ludique avec le docteur Gargilius (puis 30 novembre, 7 décembre, 4 et 18 janvier)

- 17 novembre : conférence de Pascal BADER, "La médecine dans l'armée romaine : le personnel médical et les espaces de soins" :

<< Durant l’Antiquité, le métier des armes était particulièrement exposé aux blessures, maladies et épidémies.
A l’époque impériale, l’armée pouvait compter sur un corps médical composé de médecins -certains étaient des spécialistes (chirurgien, oculiste,)- et de personnel soignant et administratif. Les soldats blessés étaient généralement soignés dans les camps permanents. Un bâtiment entier, servait notamment de valetudinarium (hôpital).
Qui est le personnel médical intégré dans les différentes unités de l’armée romaine ? Où se trouvait le valetudinarium dans le camp ? Quels équipements étaient à la disposition des médecins militaires ? >>

- 15 décembre : conférence d'Isabelle BOEHM, "La place de la médecine grecque dans le monde romain : prestige et transmission" :

<< Les traités médicaux en langue latine se recommandent le plus souvent des grands noms de la médecine grecque et, on le sait, de son côté un médecin comme Galien sait travailler et transmettre avec succès son savoir à Rome tout en rédigeant son oeuvre en grec.
La médecine romaine reprend et transmet les conceptions et les connaissances fondamentales de la médecine grecque, tout en intégrant des éléments propres qui, pour certains, réussiront à conserver jusqu'à nos jours de la vitalité. >>

- 19 janvier : conférence de Brigitte MAIRE, "Se soigner par les plantes ? Le point de vue du médecin antique" :

<< Le Corpus hippocratique présente la santé comme le fruit de l'équilibre des quatre humeurs constitutives du corps humain (sang, pituite, bile jaune et bile noire), tandis que la maladie résulte d'un déséquilibre.
Les prescriptions tiennent compte des vertus essentielles qui leur sont reconnues. Chaque prescription tient également compte des spécificités de chaque patient (âge, sexe, lieu de vie, activité) et fait ainsi de la médecine antique un art orienté vers l'individu en harmonie avec le monde végétal et la Nature dont il est à la fois le fruit et l'un des acteurs. >>

- 29 janvier : intervention de PAX AUGUSTA (association de reconstitution historique) sur la médecine civile : << installée au sein des collections du musée, l’association de reconstitution historique Pax Augusta évoque différents aspects de la médecine civile. Les médecins romains attachaient autant d’importance à conserver la santé qu’à la rétablir. Ils évoquent l’hygiène et les soins corporels mais aussi la cosmétique et les problèmes de santé. Au sein d’un cabinet médical, un médecin romain vous présente ses instruments. >>

(le programme s'arrête en janvier, il y aura surement d'autres animations entre février et avril)


Programme complet, résumés des interventions et informations diverses : ici.



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